VINCENT MARZIALI // SOUS LES PAVÉS LA PLAGE

14 décembre 1996   26 janvier 1997

La série des “Pubis” par son aspect formel décline le sexe féminin, l’utilisation des cheveux en renforce d’ailleurs l’évocation. Pourtant, ces cheveux ne disent pas à quel sexe ils appartiennent ; ramassés ça et là dans les salons de coiffure ils revendiquent l’anonymat. L’idée de sexe en tant qu’interdit peut-être matérialisé la couche protectrice de plastique, ou inversement : le sexe est aujourd’hui un sujet tellement banalisé qu’il en devient impalpable, voire improbable. A chaque question, un trouble surgit pour détourner le sens apparent c’est à dire primaire de l’œuvre vers un sens contradictoire.

625 LIGNES – LUC ADAMI – MARTINE LOCATELLI – OLIVIER DURUPT – SOPHIE PETITJEAN // télémonde, la chaine domestique

25-26 octobre 1996

Certains regardent la télévision dans leur salon, d’autres dans leur cuisine ou dans leur chambre. Tous les ingrédients d’une chaine de télévision faite par différents artistes réunis pour un même projet. Tous les deux mois, TéléMonde diffuse un programme unique dans un lieu unique !

Et pour leur première diffusion, 625 lignes a choisi le 104 rue de Mirande.

Lorsque vous franchissez la porte de l’appartement, vous avez l’impression d’entrer dans l’univers d’une soirée-happening. Là, tout se passe dans le petit écran. Vous pouvez consulter le programme (dont la couverture ne va pas sans rappeler celle d’un magasine à la formule rodée) et vous installer confortablement. Cependant, pas de 20h grandiloquent, rien d’explosif, seule la mire-paysage d’Anne Wilhelm nous accueille. Puis, la soirée est ponctuée de divertissements, de séries et de documents où sans cesse l’imaginaire parodie la réalité télévisuelle. Des animateurs très spéciaux dressent une critique grinçante du monde impitoyable du showbusiness : une speakerine au sourire gracieux et à la convivialité excessives, un poète-magicien des mots très minimal, des héros de série dignes des sitcoms les plus populaires. Bref, le fond et la forme sont en accord pour une caricature humoristique. Au delà de cette vision haute en couleur, une volonté de participer à la création est constante dans ce projet-happening. Les travaux de Gilles Picouet en témoignent en offrant un point de vue sur la vidéo contemporaine. Par la diffusion de Télémonde, l’association “625 lignes” se fait promoteur de la vidéo et réalise ainsi ses objectifs. C’est peut-être pour cette raison que le numéro zéro de Télémonde participe à la volonté d’interface de donner une impulsion à la création grâce à une programmation singulière.

Céline Martin

Jean Dupuy // Les bonnes à tout faire avec Madame La Marquise

28  30 octobre 1996

Avec Jean Dupuy, l’art part d’un rien. Il le décomplexe et le rend tangible par des interventions éphémères où le quotidien devient poétique et collectif. Hot-dog, pissaladières, madeleines, soupe à l’oignons, soupe de légumes et tartes aux pommes : trois jours de workshop autour de l’art culinaire avec la participation active d’étudiants de l’école nationale des Beaux-Arts de Dijon.

MARC-CAMILLE CHAMOWICZ // AU QUOTIDIEN DES CHOSES

21 septembre  19 octobre 1996

Depuis le début des années 70, le travail de Marc Camille Chaimowicz est préoccupé par la question de l’identité. Délaissant le recours direct au corps par lequel elle est un moment passé, l’œuvre se partage entre la recréation de lieux de vie hypothétiques, sans cesse remodelés, et l’émergence des artefacts qui les hantent, objets quotidiens affectifs et prosaiques, éléments décoratifs ou architectoniques, dans lequel le tableau semble assurer un statut hybride et transitoire.

COLLECTIF // 50 PIECES FACILES

juillet  août 1996

Stéphane Bidalot, Yan Pei Ming, Joël Merlange, Laurent Thirion, Olivier Nerry, Jean Dupuy, Joseph Spinelli, Vincent Marziali, Lilian Bourgeat, Frédéric Buisson, Benoît Mouxaux, Pierre-Yves Magerand, …

Réunir seize artistes et leur imposer un format à ne pas dépasser, c’est créer une effervescence par la diversité et le nombre pour que l’œuvre redevienne critique, et au-delà de problématique d’environnement, soit critiquée.

JOËL MERLANGE // PRIMA 95

15 juin  10 juillet 1996

LAURE TIXIER // L’ART C’EST PAS FAIT POUR LES CHIENS

9 novembre  8 décembre 1996

A partir d’un questionnement sur la mission salvatrice que s’était donné l’art moderniste et sur la recherche chez certains artistes d’une interaction entre l’art et la vie, ce travail, sous la forme d’un simulacre d’utopie pour un problème relativement dérisoire (le bonheur des chiens) procède par une sorte de va et vient critique entre l’observation du quotidien et de l’histoire de l’art contemporain.

Il recycle certaines de ces prétentions à l’utopie dans une production d’objets futiles. “L’imperméable”, en glissant le caniche dans la peau du coyote devient l’instrument de réalisation d’un projet de plastique sociale de Joseph Beuys. Le “lièvre et les yorshires” reprend ce projet sous la forme encore édulcorée du livre de fable pour enfant. Plus généreux encore que “le homeless vehicle “de Krysztof Wodiczko, “le homeless side-car” est conçu pour l’exclu et son dernier compagnon. Et la corbeille en mousse, gadget d’une totale mièvrerie, reprend l’idée de cellule en architecture et devient l’élément de construction standardisé pour le Bauhaus, “la boite adaptée à des fonctions élémentaires” pour le Whutemas, “le module” selon Le Corbusier.

Laure Tixier

 

MARIE VINDY // PRINTEMPS

10 mai  8 juin 1996

appartement/galerie art contemporain à Dijon